Versión Española Versión Mexicana Ibercampus English Version Version française Versione italiana

23/9/2017  
    à Ibercampus à  | Comité de rédaction | Qui sommes-nous? | Idéologie | Contactez | Souscrire | RSS RSS
Politiques
Les politiques d´inclusion
I+D+i
Capital humain
Économie
Culture
Stratégies vertes
Santé
Société
Sportif
Procédure
Entrevues
Éducation
Bourses d´études et de pratiques
Emploi et formation
Amérique latine
Évolution chez les jeunes
Entreprises et RSE
Universités
Appels
 Empresas y RSC
ALSTOM
ARCELORMITTAL
BNP PARISBAS
BOUYGUES
CARREFOUR
CREDIT AGRICOLE
DANONE
EADS
EDF
GDF
HERMÈS
LA POSTE
LAFARGE
LMVH
L'ORÉAL
MICHELIN
ORANGE
PERNORD RICARD
RENAULT
SAFRAN
SANOFI
SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
TOTALE
VEOLIA
VINCI
VIVENDI
 Universidades





















































ÉDUCATION

Une ONG lance, à l´aide des Nations Unies, une université au sein du camp de réfugiés au Burundi


L´année prochaine, une université ouvrira ses portes au sein d´un camp de réfugiés. Jusqu´à présent, des ONG assuraient sur place l´éducation de ces enfants déplacés, mais jamais après l´équivalent du baccalauréat. «Dans les camps, les jeunes qui viennent d´avoir le bac passent souvent à la trappe parce que l´urgence, ce sont les plus petits», atteste un ingénieur rwandais, qui a lui même connu l´exil au Congo et au Burundi avant d´obtenir l´asile en France.
Redacción 26/3/2015 envoyer à un ami
Comparte esta noticia en TwitterComparte esta noticia en FacebookComparte esta noticia en TwitterAñadir a del.icio.usAñadir a YahooRSS
Yvelyne Wood, « artiste engagée » de Genève, entend créer la première université au monde installée dans un camp de réfugiés. L’établissement, porté par l’ONG suisse de Yvelyne Wood, Swiss International Humanitarian Organization (Siho), sera installé dans le camp de Musasa au Burundi. Appelé Uniref, il fera sa première rentrée le 28 septembre 2015, a annoncé Yvelyne Wood, lors de la présentation du projet à Paris ce mois.

Il s’agit à la fois de permettre aux jeunes d’accéder à une formation de qualité, adaptée aux besoins et au contexte de la région, mais aussi de leur faire «reprendre goût à la vie» pour qu’ils puissent, à terme, «quitter le camp dans de bonnes conditions, prêts à aller vers l’extérieur». Pour tous, le programme débutera par une année propédeutique réalisée en partenariat avec le CNED dans le but de gommer les disparités de niveaux entre élèves et de les préparer à leur cursus futur. Ils pourront ensuite choisir entre BTS ou Bachelor, et éventuellement poursuivre en master dans différents domaines: comptabilité, commerce, marketing et agrobusiness. Toutes ces formations sont réalisées en partenariat avec d’autres établissements, dont Polytechnique Lausanne. «Nos étudiants sortirons diplômés de l’UniRef, et nous travaillons à l’obtention de double diplôme avec les universités partenaires» explique Anne-Gaëlle Saïah, directeur académique de l’UniRef.

Pour souligner l’importance de l’enjeu, Philippe Leclerc, représentant en France du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), associé au projet, a rappelé qu’il y avait 17 millions de réfugiés dans le monde, « un nombre qui n’a jamais été aussi important depuis soixante ans. » En plus, quand on est réfugié, tout est à reconstruire et la meilleure chose que l’on puisse leur apporter, c’est l’éducation universitaire. Le camp de Musasa a été choisi pour sa taille modeste   (6700 occupants) et la présence de jeunes diplômés du secondaire. Les bâtiments ont été construits par l’antenne burundaise du HCR.
Les 200 futurs étudiants seront sélectionnés en mai parmi les bacheliers du camp. Un quart des places sera ouvert aux jeunes des villages environnants. Ils suivront gratuitement une première année propédeutique, élaborée avec le Centre national français d’enseignement à distance (Cned). Ils pourront ensuite poursuivre leurs études dans des formations tournées vers les besoins économiques locaux, élaborées par les partenaires de SIHO, en France ou en Suisse avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Si l’objectif premier est de délivrer des diplômes de type BTS, les licences et masters ne sont pas exclus.

L’idée n’est pas que les étudiants s’exilent mais, au contraire, qu’ils trouvent leur place dans la région et qu’ils reprennent une vie normale. Et si l’on fait remarquer le risque que le projet puisse être de condamner les jeunes à rester dans leur camp, Philippe Leclerc rappelle que la durée moyenne d’un camp est de treize ans. Pour certains d’entre eux, comme au Proche-Orient, cela peut aller jusqu’à soixante ans. « Le but, c’est que les gens rentrent chez eux, indique Philippe Leclerc. Mais les conflits sont difficiles à régler et on ne peut pas laisser ces personnes à l’écart. On ne peut plus utiliser cette excuse pour ne rien faire. »


Autres questionsÉducation
États-Unis : la discrimination positive commence à faire polémique
Erasmus+: Nouveau mécanisme de prêts et du soutien aux étudiants en master
Une femme à la tête de l´université d´Oxford
Classement des écoles d´ingénieurs 2015 : Polytechnique indétrônable
Une ONG lance, à l´aide des Nations Unies, une université au sein du camp de réfugiés au Burundi
Google présente l´app Drive pour l´enseignement
Vers un baccalauréat HN, comme «humanités numériques» ?
Manuels scolaires numériques : fini les maux de dos, bonjour les maux de tête ?
Succès une priorité aux étudiants, mais le HE a peur de financement
Un professeur sur deux pense que le primaire ne remplit pas sa fonction

Abonnez-vous gratuitement à notre newsletter
L´inclusion financière
Égalité de traitement entre égaux
Carlos Trias
Voulez-vous un blog de votre choix et de lire dans tous les collèges?
Découvrez ici
LIVRES
Le capital fictif, Comment la finance s´approprie notre avenir.
Comment sommes-nous devenus si cons?
Une France sous influence
Merci pour ce moment
Le mal napoléonien
Moi, Malala, je lutte pour l´éducation et je résiste aux talibans
THÈSES ET MÉMOIRES
Mentions légales | Politique de confidentialité | Comité de rédaction | Qui sommes-nous? | Idéologie | Contactez | Tarifs Flyer | RSS RSS